29 mai 2017

Evolix

Sud Web est une conférence destinée aux professionnels du web. Plus que sur la dimension technique, elle met fortement l’accent sur l’aspect humain, les retours d’expérience et le désir de s’améliorer dans l’exercice de son métier. Toujours organisée dans le sud de la France (précédemment à Nîmes, Bordeaux, Toulouse, Avignon et Montpellier) elle s’est arrêtée cette année à Aix-en-Provence, les 19 et 20 mai 2017. Nous en avons profité pour sponsoriser l’événement et y participer !

Sud Web 2017

Le vendredi

La journée commence à 8h30 par un petit déjeuner et un temps de rencontre. L’occasion pour les organisateurs d’éveiller le corps et l’esprit des participants. Pour cela, quoi de mieux qu’une petite séance de méditation suivie d’un compliment (à donner et à recevoir) avec notre voisin(e), puis d’un jeu gestuel ? Eh oui ! Ça se passe comme ça à Sud Web.

9 heures : c’est parti pour la journée de conférence ! Les thèmes touchent tous au domaine du web, mais comme ce dernier, ils sont extrêmement variés. Petit débrief de quelques prises de parole que nous trouvons très inspirantes !

  • A journey in India
    Marie Terrier, une chef de projet française qui travaille avec des développeurs indiens raconte son quotidien. Un récit plein d’humour témoignant de la possibilité de dépasser des problèmes tels que des niveaux d’anglais variés au sein d’une équipe ou encore les différences culturelles dont ils se jouent dorénavant :

Un vendredi par mois on mange par terre avec les mains mais un autre vendredi par mois on fait un beer pong

  • Épopée d’une fusiodemande
    Bruno Heridet fait la « chasse aux anglicismes » de façon hilarante en mettant en scène la correction d’un « bogue ».
  • Ouvrir des données publiques, c’est politique :
    Joël Gombin nous explique dans sa conférence à quel point l’ouverture des données pourrait avoir un impact politique fort et être d’intérêt général, à condition toutefois que cette ouverture soit standardisée !
  • Héberger ses données en 2017
    Vous pensez que vos données en ligne sont en sécurité ? Cyril Baÿ et Nicolas Ferrari pourraient vous expliquer à quel point vous vous trompez ! Un rappel utile que nous ne pouvons qu’approuver.
  • L’UX testing, sans les galères
    Une explication intéressante de Lucas Cerdan, sur la bonne façon de faire tester une application aux utilisateurs, sans questions inutiles ou biaisées. En suivant un plan précis et en recrutant des participants avec un profil bien déterminé en amont, seulement cinq utilisateurs suffisent pour avoir des résultats efficaces.
  • Vers un design de la vie privée
    Une explication primordiale de Geoffrey Dorne sur le design éthique et ses enjeux. Parce que la reconnaissance des outils favorables au respect de notre vie privée passe aussi par leur design.
  • Semer du bonheur au quotidien
    Rozenn Bodin est Chief Happiness Officier chez JoliCode, depuis 2016. Sa mission ? Veillez au bien-être de l’équipe de développeurs. Pour cela, elle pratique ce que l’on appelle le management bienveillant, qui consiste en des horaires flexibles, le choix du matériel, le dialogue ouvert, etc. Rendre la vie professionnelle des employés plus agréable passe par l’installation de plantes dans les bureaux par exemple ou en apportant un peu de joie et de folie dans les locaux (château géant en carton ou encore combats de sumo pour faire ressortir les tensions). L’essentiel reste finalement de :

prendre tout le monde en considération !

Et si… c’était pas l’argent le but du « jeu professionnel » ? Ça serait quoi ?

    Un retour d’expérience sur le lancement d’une startup, qui démontre un ratio déséquilibré entre l’investissement fourni et la valeur produite.

Le samedi

Une journée au programme libre :

Auto-organisée dont [nous sommes] les principaux acteurs.

À 9 heures rendez-vous dans la salle commune de l’ESDAC. Aujourd’hui, chacun peut proposer un atelier, un thème à discuter, un horaire pour se retrouver. L’école de design a mis à notre disposition ses salles de cours dans lesquelles nous nous regroupons par thèmes de prédilection ou affinités. L’idée peut être de découvrir un sujet tout à fait nouveau ou de participer à un atelier où l’on est expérimenté afin de partager ses connaissances et son point de vue. En tout cas, ce qui importe, c’est de prendre du plaisir dans l’échange et la rencontre !

Tableau-programme des ateliers

Le choix des ateliers est vaste et le programme se modifie au fur et à mesure de la journée. Au passage des participants devant le tableau, on déplace une séance, on en propose une nouvelle, on rallonge un temps qui a semblé trop court…

Nous assistons à plusieurs ateliers attrayants :

  • Facilitation graphique
    Un atelier où Fanny Thomas nous aide à devenir de vrais sketchnoteurs. Des conseils simples à mettre en place et des exercices ludiques pour apprendre une nouvelle manière de prendre des notes, en ne ratant plus les messages clés.
    Voici un exemple de sketchnote que Fanny Thomas a fait le vendredi tout au long de la journée de conférence :

Skechnote Sud Web du vendredi 19 mai

  • Design thinking
    Dans son atelier, Lucie Baratte maîtrise parfaitement l’art du « ice breaking », elle nous y révèle la façon dont elle mène les réflexions de groupe avant la création d’un logo.
  • Applications web, interfaces et API
    Cet atelier a réuni principalement des développeurs impliqués dans la conception et la réalisation d’applications web qui sont en contacts avec des tiers : applications mobiles, services externes en amont ou en aval… La comparaison des points de vue et expériences autour de REST, RPC et GraphQL a permis de préciser les forces et faiblesses de chacune des approches.
  • L’expérience zéro déchet
    Goulven Champenois nous fait part de son expérience Zéro déchet. En quelques années, il sont parvenus à trois à n’atteindre qu’1,5kg de déchets par an ! Une démarche qui nous plaît !
  • La crypto plutôt pour tous
    Tips pratiques de sécurité, discussion libre autour de la sécurité des données entre experts et néophytes.
  • ELM
    Au cours de cette introduction au langage ELM, nous avons pu rapidement installer un environnement de développement et créer une application web simple. Il s’agit à la fois d’un langage de programmation (très inspiré de Haskell et transpilé en Javascript pour s’exécuter dans un navigateur), mais aussi d’une architecture qui conduit à une circulation optimale des flux de données et une grande robustesse une fois le code compilé.
  • Rétrospective organisation Sud Web
    L’équipe organisatrice de Sub Web utilise dans son travail des pratiques issues des méthodes de développement agile. C’était l’occasion pour chacun des membres de s’exprimer sur les points qui l’ont rendu heureux, déçu ou  frustré, afin de capitaliser sur les bons points et améliorer les moins bons. Autant sur le fond que sur la forme, il est frappant de voir que l’exercice est utile, mais assez compliqué, surtout sur les aspects humains.
  • Les repas

    Pour ceux qui ne seraient pas encore convaincus de participer aux futurs rencontres de Sud Web nous terminerons cet article en vous disant que les buffets, pour les carnivores comment pour les végétariens, étaient variés, copieux, originaux et très bons !

    Parce que, ceux qui sont déjà venus le savent : Sud Web, c’est aussi la nourriture !

    Une partie des desserts du samedi 20 mai

    En bref

    Sud Web est une conférence atypique dans le paysage des événements professionnels « tech ». Elle réussi le temps d’un weekend à réunir une grande diversité de personnes qui partagent toutes la richesse de leur expérience, de leur point de vue et de leurs compétences. L’organisation est toujours impeccable. Tout est fait pour se sentir à l’aise, respecté et écouté. Consultez le hashtag sur Twitter et vous verrez plus de sentiments que de technologie.

    par evolix le 29 mai 2017 à 15:40

    24 mai 2017

    Interview par MProvence TV dans le cadre du salon Shake

    J’ai pu être interviewé sur le sujet du Logiciel Libre et des modèles économiques liés récemment !
    On y parle aussi du Libday #marslibday au sein du DevOpsDDay du 9 novembre prochain !
    La vidéo :

    [shake17] Interview de Sébastien Dubois Evolix… par sebfox

    par admin le 24 mai 2017 à 15:09

    12 mai 2017

    Retour sur la faille de sécurité d’Intel AMT

    Une faille de sécurité dans un système de gestion/supervision de machine à base de chipset Intel fait grand bruit. Deux vulnérabilités permettent :

    • d’accéder à l’interface de gestion de la machine en contournant l’authentification de celle-ci ;
    • d’activer l’interface de gestion à distance par un attaquant local sans privilèges.

    Ces deux vulnérabilités seraient présentes dans ce système depuis 10 ans, date des premiers Intel Core et de l’arrivée de la technologie AMT.

    On peut retrouver le bulletin de sécurité d’Intel : INTEL-SA-00075.

    Qu’est-ce que l’AMT ?

    AMT, pour Active Management Technology, est une technologie matérielle d’Intel pour la gestion de parc d’ordinateurs permettant de gérer le monitoring, maintenance, mises à jour et réparation à distance des machines. Cette gestion est faite hors de la « vision » du système d’exploitation fonctionnant de la machine, via un co-processeur spécialisé d’Intel appelé le « Management Engine » qui est situé sur la carte mère.

    Note : on parle essentiellement d’AMT, mais cette vulnérabilité concerne aussi l’ISM (Intel Standard Manageability) et SBT (Small Business Technology) d’Intel qui sont des technologies similaires.

    Les serveurs sont-ils concernés ?

    À première vue, on pourrait dire que oui. Les processeurs de serveurs sont souvent des processeurs Intel vPro, mais cela ne veut pas pour autant dire qu’ils sont dotés de la capacité AMT. Cette fonctionnalité concerne davantage des postes de travail en entreprise que des serveurs. Par exemple, les machines dotées d’Intel Xeon E3 et E5 utilisant le firmware SPS (Server Platform Services) ne sont pas concernées par cette vulnérabilité.

    En fait, pour le management à distance de serveurs, on retrouve plutôt des cartes spécialisées de gestion à distance appelées BMC (Baseboard Management Controller) qui suivent les spécifications IPMI (Intelligent Platform Management Interface). Selon les fabricants, ces cartes ont des noms « packaging » différents (iDRAC pour DELL , iLO pour HP, etc.) mais proposent globalement un même ensemble de fonctionnalités de management sans intégrer les technologies de management d’Intel. La plupart des serveurs DELL Poweredge, HP Proliant et IBM xSeries que nous utilisons ne sont donc pas impactés par cette faille.

    Dans le doute, il est nécessaire de contrôler. Ainsi, les constructeurs ont eux aussi à leur tour publié des bulletins de sécurité pour signaler les références des machines vulnérables ainsi que la présence de correctif pour celles-ci. Ci-dessous, plusieurs communications à ce propos :

    Comment détecter des machines immédiatement vulnérables ?

    Un simple scan réseau (avec nmap par exemple) sur les ports 16992,16993,16994,16995,623 et 664 permet de rapidement identifier les machines avec AMT qui sont accessibles. Il ne vous restera plus qu’à contrôler si le firmware est bien à jour sur les machines concernées.  Exemple :

    nmap -p16992,16993,16994,16995,623,664 192.0.2.0/24

    Plus poussé, un script python par Cerberus Security est disponible pour détecter si AMT est activé et s’il s’agit d’une version vulnérable. Il existe aussi un script nmap.

    Comment se protéger si on est vulnérable ?

    Il faut mettre à jour le micrologiciel/firmware de son matériel. Si aucune mise à jour n’est disponible, il faut alors désactiver AMT et bloquer les fonctionnalités de provisioning local de l’interface. Cela peut se faire directement via le BIOS ou sous Windows, Intel a publié un guide de mitigation… cela devrait bientôt arriver pour Linux comme annoncé par Intel.

    Attention, utiliser iptables/netfliter sur la machine locale pour protéger l’accès à l’interface d’AMT est inutile ! Les paquets réseaux sont directement interceptés par le management engine sans être vu par l’OS. Le bloquage doit donc être fait en amont sut le réseau !

    Liens utiles

    Bulletin de sécurité d’Intel : INTEL-SA-00075
    Plus d’informations sur AMT (wikipedia anglophone)
    How to detect and mitigate the Intel escalation of privilege vulnerability on a Linux system (CVE-2017-5689)? (Unix Stackexchange – en anglais)

    par evolix le 12 mai 2017 à 13:15

    25 avril 2017

    FAQ Offre SAAS Evolix : WordPress As A Service

    Forte de son expertise en infogérance de serveurs web et son expérience dans la gestion de serveurs web mutualisés et quelques applicatifs métiers, Evolix a lancé courant 2016 plusieurs offres de services Software As A Service (WordPress, Redmine, Gitlab).

    Qu’est ce que l’offre SAAS WP Evolix ?

    Avec l’offre WordPress SAAS Evolix, vous disposez d’un hébergement professionnel et supervisé par Evolix avec un fonctionnement proche d’un compte sur wordpress.com.
    Ainsi vous n’avez pas accès en FTP/SCP/SSH/MySQL à votre espace d’hébergement mais uniquement au backoffice de WordPress.
    Ceci permet notamment l’activation des mises à jour automatiques de WordPress très utiles pour garantir la sécurité de votre site web (si activé, toutes les versions mineures liées à des mises à jour de sécurité de WordPress se dérouleront automatiquement. Pour les passages à des versions majeures (exemple : 4.7.5 à 4.8) la mise à jour restant manuelle mais réalisation en quelques clics).
    Les mises à jour de sécurité et la gestion des plugins restant néanmoins de votre responsabilité.

    Remarque : pour sécuriser au maximum le serveur, certaines URLs particulières sont non autorisées pour éviter diverses attaques (XSS, robots, trojans, injections, etc.).
    Exemple d’URL refusée : http://www.exemple.tld/cmd32.exe.

    J’ai reçu mes accès à mon compte www.exemple.tld sur WP SAAS Evolix, comment y accéder en test ?

    Pour tester (sans mettre en production directement), il vous faut forcer localement vos DNS.
    Votre agence web ou votre développeur web interne saura le faire a priori.
    Typiquement, vous devez ajouter la ligne suivante au fichier “/etc/hosts” sous Linux/Unix
    ou au fichier “system32\drivers\etc\hosts” sous Windows :
    31.170.8.224 www.exemple.tld

    J’ai un site que je veux migrer sur l’offre SAAS WP Evolix, comment faire ?

    1. configurer votre poste pour accéder au nouvel hébergement
    2. installer sur ce nouvel hébergement votre thème WP favori
      – si thème de base inclus dans WP, sauter cette étape 2.
      – si thème gratuit visible dans la bibliotheque WordPress : l’installer suite à recherche
      – sinon si thème perso. ou payant uploader le .zip du theme actuel (via Apparence > Theme > Ajouter nouveau > Upload)
      Astuce : au besoin faire un zip du dossier du theme dans le wp-content/themes/ de l’ancien hébergeur
    3. faire de même en installant les plugins utilisés (possibilité là aussi d’uploader un .zip)
    4. faire un export depuis l’ancien hébergement (un .xml sera produit) via l’outil natif de WP (Outils > Exporter)
    5. installer sur votre WordPress Evolix le plugin “Importateur WordPress” après être allé dans Outils > Importer
    6. lancer l’import et utiliser le .xml précédemment généré
      Remarques : Vous pouvez éventuellement relancer plusieurs fois l’import qui gère la non duplication.
      Certains bugs de la fonction import native de WP sont connus (les thumbnails ne sont pas récupérés dans les uploads (il faut les regénérer via https://wordpress.org/plugins/regenerate-thumbnails/), les paramètres du blog pas forcément bien repris [forme de la date, forme des permaliens])
    7. vérifier le rendu de votre site (et supprimer l’article “Hello World” par défaut)
    8. ajuster vos réglages dans Paramètres (forme des permaliens, nom du site, email de contact, etc)

    Je veux gérer des redirections comme je faisais avant sur mon hébergement LAMP via le .htaccess, comment faire ?

    Vous pouvez utiliser un plugin comme https://fr.wordpress.org/plugins/redirection/, qui vous permettra en plus d’avoir un journal des redirections 301 et erreur 404 dans le cadre de votre migration

    Comment passer mon nouvel hébergement en production ?

    Votre nom de domaine (www.exemple.tld) doit être configuré pour pointer sur l’adresse IP 31.170.8.224 (enregistrement DNS A) ou être un alias de wordpress00.evolix.net (enregistrement DNS CNAME).

    J’ai besoin d’une sauvegarde, quelle est la procédure ?

    Votre hébergement est sauvegardé de façon journalière (politique de sauvegarde à 5 occurences : 3 derniers jours + 1er du mois en cours + 1er du mois précédent) et vous pouvez contacter notre support pour obtenir une sauvegarde.

    Je n’ai pas encore la chance d’avoir un hébergement WordPress SAAS Evolix, comment l’obtenir ?

    Contacter nous pour un devis via http://evolix.com/contact.html

    par admin le 25 avril 2017 à 12:19

    09 février 2017

    Evolix au FOSDEM 2017

    Pour ceux qui ne le savent pas déjà, le FOSDEM est un événement visant à promouvoir le développement et l’utilisation des Logiciels Libres et Open Source.

    Fosdem is a free and non-commercial event organised by the community for the community

    FOSDEM

    L’événement est ouvert et gratuit, organisé par des bénévoles et se tient chaque année depuis 17 ans durant un week-end de février, à l’Université Libre de Bruxelles. Le FOSDEM est à la fois un lieu de rencontres et d’échanges entre développeurs mais également un formidable moyen de se tenir informé des derniers développements en matière de Logiciels Libres.

    Evolix au FOSDEM

    Cette année, une partie de l’équipe Evolix s’est rendue avec enthousiasme à cette grande réunion de la communauté du Libre et de l’Open Source.

    Evolix au FOSDEM 2017Evolix au FOSDEM 2017

    Le vendredi

    Après la visite classique du centre ville de Bruxelles pour admirer la Grand-Place, la place Royale, les Galeries royales Saint-Hubert et bien sûr le Manneken-Pis, nous avons rejoint le premier rendez-vous « fosdemien » : le traditionnel Friday Beer Event au Delirium Café.

    Delirium CaféDelirium Café

    Pour entrer dans le bar, rien de plus simple, il suffisait de répondre à une des questions posées par un membre du Staff :

    – What’s your favorite Source Code Manager ?
    Git of course ! 

    Et voilà, nous pouvions déguster nos bières belges au milieu d’autres libristes fiers de représenter leur communauté, à l’instar du groupe VLC, où chaque membre arborait son chapeau en forme de cône.

    La communauté VLC et leurs chapeauxLa communauté VLC et leurs chapeaux

    Le samedi

    9h30 – Conférence d’ouverture

    Toute l’équipe était présente et nous n’étions pas les seuls : l’amphithéâtre Janson (le plus grand de l’ULB) était plein à craquer. Une jeune femme annonçait le programme et racontait son parcours de bénévole dans un speech plein d’humour.

    Discours terminé, les festivités pouvaient commencer !

    10h00 – À chacun sa devroom

    À partir de là, chacun assistait aux conférences qu’il souhaitait : réseau, monitoring, virtualisation, distributions Linux, BSD, MySQL, PostgreSQL, l’Internet décentralisé, PHP, Open Source Design… les sujets sont toujours variés. Au FOSDEM, une bonne discussion s’accompagne d’un bon café et cette année, le nôtre était offert par Github.

    Café offert par GithubCafé offert par Github

    Nous avons tout d’abord assisté à « Optimizing MySQL without SQL or touching my.cnf », où nous avons notamment retenu l’outil https://github.com/akopytov/sysbench. Certains d’entre nous se sont ensuite rendus à la conférence « Replacing Dockerfiles with Ansible-container » ou encore à celle sur « The distributed systems behind Ring » de nos amis canadiens de Savoir-Faire Linux.

    12h30 – Déjeuner

    Là encore, l’offre était vaste : certains se sont fait plaisir avec les spécialités 100% vegan et homemade du food truck Just Like Your Mom, pendant que d’autres ont préféré goûter la spécialité locale : les frites cuites dans de la graisse de boeuf…

    Les frites belgesLes frites belges

    Quel que soit notre choix, nous nous sommes tous retrouvés dans la cafétéria de l’ULB pour déguster notre déjeuner en groupe et autour d’une bière, après quoi, nous avons repris les conférences de plus belle.

    14h30 – Retour aux amphis

    L’après-midi, avec « My BSD sucks less than yours », nous nous sommes délectés d’un face à face amical entre OpenBSD et FreeBSD ! Puis « Receiving Wireless Mobile Traffic Lights » nous a offert une nouvelle vision des infrastructures de communications. Le speaker, Bastian Bloessl dans la Software Defined Radio devroom, a remis en question les objets connectés : cette mise en cause a été développée à travers un exemple précis et une démonstration sur les feux de circulation mobiles. Après cela, Daniel Stenberg a présenté « So that was HTTP/2, what’s next? » ; mettant en évidence un problème du HTTP2 en cas d’une connexion non fiable. Nous avons ensuite assisté à « Does your configuration code smell? » pour finir par un petit détour par la salle PHP pour « Metrics and an application log ».

    Le dimanche

    Début de la journée à 9 heures pour les plus motivés d’entre nous, qui ont eu la chance de voir Tristan Nitot parler de « Making the GAFAs obsolete ». Certains sont allés voir « Mozilla Open Design, What we learned in 2016 », une conférence sur les contributions non techniques chez Mozilla en 2016 et plus particulièrement sur la refonte de l’image ou le « rebranding » de Mozilla à travers un nouveau design et « When Cultures Clash, Integrating UX with FOSS Development », un sujet intéressant où Victoria Bondarchuk, chercheuse en expérience utilisateur a tenté d’expliquer certains conflits entre l’Open Source et  le design, ou plus précisément, entre projets Open Source et méthodologie de l’expérience utilisateur. D’autres ont préféré « Live Streaming with Nginx, RTMP and Kaltura » : où la découverte de Kaltura, une alternative à des solutions propriétaires plus connues, permettant notamment de faire des vidéos en streaming est séduisante.

    L’après-midi fut tout aussi intéressant avec « Grafana – Past, present and future » ou encore « Infrastructure Monitoring with Postgres ?» : une présentation sur l’idée de monitoring avec PostgreSQL/Grafana. Grâce à la conférence « Deploying Prometheus at Wikimedia Foundation », on en sait désormais davantage sur l’infrastructure de Wikipédia et ses 1400 serveurs et 16 milliards de pages vues par mois. Cette conférence était particulièrement intéressante car elle expliquait notamment la façon dont Wikipédia surveille l’ensemble de leur parc de serveurs.

    L'amphithéâtre Janson rempliL’amphithéâtre Janson rempli

    Enfin, nous avons terminé dans l’amphithéâtre Janson pour « Using Linux in Air Traffic Control – Hardware and Operating System Platforms » : une conférence sur l’utilisation intensive de Linux par le contrôle aérien allemand.

    17h50 – Conférence de clôture

    Pour la dernière fois du week-end, l’amphitéâtre Janson a vu ses 1415 places occupées, pour un discours de fin d’un peu moins d’une quinzaine de minutes. Après cela, le FOSDEM était officiellement terminé et il était temps pour nous de retourner à Marseille.

    Nos meilleurs moments :

    • Le classique Keysigning event, où chacun peut faire signer sa clé GPG ;
    • Quand on a découvert que les bières belges IPA existaient (et vous savez qu’on aime les bières chez Evolix) ;
    • Le moment où nous avons dégusté nos premières gauffres façon Liégeoise (les meilleures de toutes sans aucun doute) ;
    • La danse du FOSDEM à la conférence de clôture.

    Le FOSDEM 2017 en chiffres :

    • 610 intervenants
    • 659 événements internes
    • 4 keynotes
    • 645 talks
    • 30 salles (devrooms et amphithéâtres)
    • 1,67 tee-shirts vendus/minute (pendant les pics d’affluence)
    • 5 types d’activités différentes (keynotes, main tracks, developer rooms, lightning talks et certification)
    • 5000 personnes
    • 24 membres du staff
    • 7 membres de l’équipe Evolix 😉

    Enfin, nous tenons à remercier et à féliciter toute l’équipe du FOSDEM pour avoir une nouvelle fois réussi un superbe pari : celui d’organiser un événement majeur du monde de l’Open Source, accueillant plus de 5000 personnes ! Rendez-vous l’année prochaine…

    par evolix le 09 février 2017 à 17:52

    17 janvier 2017

    EvoCalendrier 2017

    evocalendrier2017

    On garde la tradition débutée en 2010 !
    Cette année pas de concours sur les lieux précis de prise des photos, mais les plus attentifs noteront qu’une personne est présente à la fois sur la face “FR” et la face “CA” :p

    L’équipe Evolix CA + FR représente 15 personnes en ce début 2017 ! Soit pour ses 13 ans une croissance moyenne d’une personne par an depuis sa création #notastartup

    Plus de détail sur mon post sur Linkedin

    par sdubois le 17 janvier 2017 à 08:44